Artemisia ou la Vagabonde

Artemisia ou la Vagabonde

Stiletto queen

On les veut frais et légers, polis et jolis dans nos sandales d’été. Ponçage, massage, limage…, du talon à la pointe des orteils, on est à pied d’œuvre. Notre marche à suivre pour vaincre le shoes blues.

C’est le syndrome Cendrillon ; une femme sur deux se dit prête à souffrir pour porter l’escarpin du jour. Résultat : après avoir effectué nos 8 000 pas quotidiens, les 21 muscles, 31 articulations et 7 200 terminaisons nerveuses de nos pieds expriment leur désaccord. Et quand vient l’été, 60 % des Françaises n’osent plus se déchausser. Promis juré, qu’il soit grec, égyptien, géant ou lilliputien, si on s’en occupe un peu tous les jours, on gagne toutes un baby foot.

 

Les conseils de base

● Une jolie démarche est fluide, sans bloquer le bassin, crisper les orteils ou compenser du genou.

● Une chaussure ne se fait jamais. On doit se sentir à l’aise tout de suite dedans. Tous les orteils doivent pouvoir bouger à l’intérieur. Plus que la hauteur, c’est la cambrure qui compte. Elle doit épouser la pente du pied. Sinon, tout le poids porte vers l’avant. Avant l’achat, passer les mains à l’intérieur pour repérer les éventuelles coutures et finitions qui pourraient blesser. Toujours avoir une paire de ballerines de secours avec soi.

● Regarder droit devant soi en avançant, cela dégage le buste et change toute l’allure.

● Ne pas croiser les pieds en marchant. Le bon écart : la largeur du bassin.

● Dans les escaliers, priorité à la sécurité, surtout en descendant. On attaque les marches légèrement de profil, comme un crabe.

● Le soir, marcher au moins 10 minutes pieds nus, et faire quelques pas sur les talons, pour étirer les mollets et éviter la rétraction du tendon d’Achille.

La  pédicure podologue, n’a rien contre les Jimmy Choo-girls… occasionnelles. Sinon gare à l’orteil en marteau, à l’hallux valgus, à l’hyperlordose lombaire et à la cervicalgie. De même, elle n’est pas fan des souliers « massaïs, » censés muscler les fesses en marchant. « En instabilité permanente, le corps compense à tous les étages ». Mon leitmotiv pour des pieds ailés cet été : on les libère, on les aère, on laisse respirer l’ongle entre deux séances vernis. Son conseil essentiel : abandonner tous les objets tranchants aux fines lames de la profession.

● Ça marche toujours… Les douches froides, la balle de tennis qu’on fait rouler sous la voûte plantaire. 

 



29/06/2014
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